Né en 1975, formé à la danse classique et contemporaine, Michaël d’Auzon est interprète au sein de plusieurs compagnies jusqu’en 1998. Il réalise ses premières chorégraphies pour le Ballet de Nancy, et le Théâtre Alexandre d’Helsinki dans le cadre des Pépinières Européennes pour Jeunes Artistes, puis fonde la Compagnie l’Instant avec laquelle il crée de nombreux spectacles jusqu’en 2011. Son travail, qui témoigne d’une forte relation à la nature et au passage du temps, explore aussi bien les possibilités d’expression du cadre théâtral que la danse en milieu naturel.

À partir de 2007, sa recherche formelle évolue de la mise en scène vers la réalisation d’images. En résidence à Berlin, puis à la Corderie Royale de Rochefort, il développe un travail plastique autour de la disparition du corps, et ses installations vidéo sont exposées à Nancy, Metz, Luxembourg, Berlin, New York. Parallèlement auteur de films d’artiste et de courts métrages de fiction, il vit et travaille actuellement à Paris.

INSTALLATIONS VIDÉO

INFERNO

2014, Paris

Projet d’installation, vidéo HD couleur, son stéréo, projection murale in situ, hauts parleurs,

8’16’’ en boucle

Poursuivant l’idée d’une vidéo paysage de grande dimension, j’ai collecté des fragments de corps qui, d’une manipulation d’image à l’autre, ont fini par s’agglomérer entre eux. Échappant à la figuration pour évoquer le charnel de façon plus subliminale, un paysage à la fois fœtal et cosmique est apparu. Une source de méditation sur les limites physiques du corps.

L’INVERSION DU CIEL

2012, Rochefort

Trois canaux vidéo HD noir et blanc, son stéréo, projection sur éléments d’architecture, hauts parleurs,

20’00’’ en boucle

INVERSION_PHOTO_1  INVERSION_PHOTO_3

En projetant quelques gouttes d’encre de chine sur du papier, s’inversaient à mes pieds le plein et le vide, le haut et le bas, l’obscurité et la blancheur du jour. Sous une pluie d’étoiles en négatif, j’ai vu ensuite le ciel se consteller de corps oniriques, se cherchant et se rencontrant. En atelier nous avons travaillé et filmé ces figures et ces gestes. Ils disent la route – celle où nous porte notre cœur.

Lieu et dates de création : Corderie Royale, Rochefort (FR), du 17. 03 au 15. 04. 2012

Création réalisée dans le cadre d’une résidence d’artiste à la Corderie Royale de Rochefort, en collaboration avec le Centre International de la Mer et l’association Accompagnement 17.

Avec la participation de : Sophie Durand, Dominique Kodrle, Céline Flosseau, Josy Bruneteau, Isabelle Chauvin, Marc Rousselot, Céline Roger, Françoise Chapalin, Aurélie Forestier, et Franck Boutenaigre.

Remerciements : Eléa Perrin, Mostafa Ahbourrou, Lise Levet, Anaïs Blanchard, Roxanne Labattu, et Lionel Coraux

MANIFESTO

2007 – 2011, Berlin

Vidéo HD couleur, son stéréo, projection in situ, hauts parleurs

13’43’’

Chorégraphie, image : Michaël d’Auzon, design sonore : Lorenzo Brusci

Réalisée à partir d’une improvisation filmée en résidence à Berlin, cette vidéo-chorégraphie est un manifeste de la danse virtuelle, où la figure du corps expose le processus de sa propre défragmentation. À la fin du film, toute la durée de la séquence dansée se trouve compressée dans une tache colorée, résolution ultime et plastique de sa disparition.

Lieu et date de création : École des Beaux-Arts, Besançon (FR), le 05. 02. 2011

Soutien financier : Bourse de résidence à Berlin du Conseil Général de Moselle, soutien technique : Sound-experience-design Berlin, Laborgras studio Berlin, Armeirre visuals Berlin (DE)

NU BLANC

2010, Berlin

Vidéo HD couleur, son stéréo, projection murale in situ, hauts parleurs

6’44’’ en boucle et lecture aléatoire

Une chorégraphie comme portrait de l’intime. La blancheur cotonneuse enveloppe la mise à nu telle un écrin pour l’âme.

Lieu et dates de création : Dock 11 Eden, Berlin (DE), les 09, 10, 11 et 12. 09. 2010

Réalisé avec l’aide de la Compagnie KHZ, la Compagnie l’Instant, Dock 11 Eden

MORPHISMES

2009, Berlin – Metz

Série de 4 vidéos HD couleur, son stéréo, rétroprojection, écran, élément d’architecture, plexiglas, hauts parleurs

Chorégraphie, image : Michaël d’Auzon, design sonore : Lorenzo Brusci

Morphisme I : 11’16’’, Morphisme II : 13’25’’, Morphisme III : 5’05’’, Morphisme IV : 7’31’’

Une installation conçue pour la première Biennale d’Art Contemporain de Metz, à l’issue d’une résidence à Berlin. Derrière une vitre translucide, un corps de lumière se métamorphose avec la plasticité du métal en fusion, dans une danse liquide en mouvement perpétuel. Une réflexion sur la perception optique du corps, la rémanence de sa présence.

Lieu et dates de création : Biennale d’art contemporain, Galerie de l’Esplanade, Metz (FR), du 24. 09 au 08. 11. 2009

Soutien technique et financier : Conseil Régional de Lorraine, Conseil Général de Moselle

DECORPORATION

2008, Berlin – Nancy

Vidéo HD couleur, son dolby surround 5.1, projection in situ, hauts parleurs

35’00’’ en version concert, 9’48’’ en version installation

Chorégraphie, image : Michaël d’Auzon, design sonore : Lorenzo Brusci

Cette composition vidéo, réalisée à partir de plusieurs heures d’improvisation devant une caméra, est à la fois l’inventaire d’un lexique comportemental et sa réécriture chorégraphique dans l’espace virtuel de l’écran. Une fresque cinématographique, spectaculaire et poétique, à laquelle la création sonore de Lorenzo Brusci insuffle un souffle de vie. Ici, le flux de la danse, étendu à son hypercontour, dévoile la substance même du mouvement, la trace visible laissée par l’invisible.

Lieu et date de création : l’Autre canal, Nancy (FR), le 26. 09. 2008

Soutien : bourse de résidence à Berlin du Conseil Général de Moselle, aide à la finalisation : Stanislas Schoirfer, École Nationale Supérieure d’Art de Nancy, l’Autre canal

VOLUMINOSITÉ

2008, Innsbruck – Metz

Projet d’installation, vidéo HD couleur, son stéréo, projection in situ, hauts parleurs

8’14’’

Image : Michaël d’Auzon, design sonore : Lorenzo Brusci

SIGNES

2008, Innsbruck – Metz

Projet d’installation, vidéo HD couleur, son stéréo, projection in situ, hauts parleurs

3’28’’

Image : Michaël d’Auzon, design sonore : Lorenzo Brusci

ENTRE LES MURS

2008, Nancy – Berlin

Projet d’installation, vidéo DV noir et blanc, muet, projection, 6 éléments d’architecture

8’38’’

SUAIRE

2000, Nancy

Projet d’installation, vidéo DV couleur, muet, projection in situ

1’20’’ en boucle

PHOTOGRAMMES

 

 

Dans cette série photographique, je cherche à condenser le trajet d’un geste à l’intérieur d’une image fixe unique. En fusionnant les différents photogrammes captés par la caméra à raison de 25 par secondes, apparaissent des sculptures humaines improbables, aperçu instantané de l’extrusion du corps qu’est la danse.

 

 

 

EXTRUSION IV, V, VI & VII

2014, Paris

 

extrusion VII extrusion VI extrusion V extrusion IV

Série de 4 photomontages, digigraphies 30 x 45 cm, édition de 12 + 1 e.a.

 

 

 

EXTRUSION III

2013, Paris

extrusion III

Photomontage, digigraphies 30 x 40 cm, édition de 12 + 1 e.a.

 

 

EXTRUSION I & II

2010, Nancy

extrusion II extrusion I

Série de 2 photomontages, digigraphies 30 x 40 cm, édition de 12 + 1 e.a.

FILMS D’ARTISTE

MEETING POINT

2006, Berlin

 

Un film de Michaël d’Auzon et David Verlet

DV, couleur, 1:85, stéréo, 8’04’’

Comme dans le paradoxe de Zénon, tout s’accélère à l’endroit de la rencontre entre la lumière et son point d’impact. Les mains du danseur, dans une sorte d’éloge de la vitesse, deviennent, dans un rai de soleil, celles d’un sculpteur qui rend visible l’épaisseur de la lumière.

 

Chorégraphie, son : Michaël d’Auzon, image, montage : David Verlet

Production : association l’Atelier, Metz, avec l’aide de Fondation de France, Fondation Préviade

 

 

 

LA FEMME QUI MARCHE

2004, Euville

 

Réalisation : Michaël d’Auzon

Danse : Camille Mutel

DV, couleur, 1:33, 8’20’’

Les immenses galeries de l’ancienne carrière de pierre d’Euville, en Lorraine, ne sont plus exploitées depuis un demi siècle. Rugueux, hostiles, ces lieux murés dans l’oubli sont arpentés par la danse errante d’une femme nue. Quelles sortes de mémoires réveille-t-elle ? Industrielles ? Minérales ? Sa fragilité, dans un frémissement, devient alors force ; celle du vivant qui, toujours, va en avant — vers l’avant.

FICTIONS

LE PHOTOGRAPHE

2014

Un photographe est à la recherche d’un sourire. Lorsqu’il présente son travail à son galeriste en vue d’une prochaine exposition, celui-ci est déconcerté par ce qu’il voit.

 

Court métrage, fiction, HD 2K, 1:85, couleur, dolby 5.1, 14’48’’

Scénario et réalisation : Michaël d’Auzon

Avec: Hervé Guinouard, Arnaud Simon et Nouha Matlouti

Image : Ishrann Sigidjian, son : Jonathan Laroche, montage : Antoine Rodet, musique : Clément Janequin, Josquin Després, Lorenzo Brusci, production : Ishrann Sigidjian

 

 

 

LA ROMANCIÈRE

2013

Une femme rentre de voyage et s’assied à sa table. Entre réminiscences et visions poétiques, elle commence l’écriture d’un autoportrait imaginaire.

 

Court métrage, fiction, HDV, 1:85, couleur, son stéréo, 9’59’’

Scénario, image, réalisation : Michaël d’Auzon

Avec : Anne Colson

Musique : Gabriel Fauré

CHORÉGRAPHIES

CINQ MÉDITATIONS SUR LA BEAUTÉ

2011

Conception, chorégraphie : Michaël d’Auzon

Danseurs: Michaël d’Auzon, Aurore Gruel, Elodie Sicard, assistant: Erick Guillard, musiques: Valentin Silvestrov, Bernard Parmegiani, Ryoji Ikeda, G.I. Gurdjieff interprété par Keith Jarrett, dramaturgie et photographies: Anne Colson, lumière: Olivier Irthum

Durée : 25 min.

méditations
© photo : Jacky Joannes

– 

La beauté révèle l’être, elle est « impossessible ». Elle a besoin de vous, elle a besoin de nous tous. Elle est si fragile, et c’est pourtant l’exigence même. Elle a besoin d’être regardée et recueillie. Elle est pudique, mais elle surgit soudainement. C’est un « apparaître là » nous dit François Cheng. Elle a besoin de votre désir, elle a besoin de l’espace de votre cœur. Elle est un conquête de l’esprit, mais elle est « virtuellement là, depuis toujours là, un désir qui jaillit de l’intérieur des êtres ». À la pensée philosophique fait ici écho l’élan du chorégraphe, qui décline en cinq danses méditatives ce « retour à l’essentiel » opéré par l’auteur franco-chinois. Cinq tentatives chorégraphiques de dévisager et d’envisager aujourd’hui la question du beau.

A.C.

Dates, lieux: 26. 11. 2011 [Re]connaissance, concours de danse contemporaine, Château-rouge, Annemasse (FR), 13. 01. 2012 festival « Lorraine sur scène » Opéra national de Lorraine, Nancy (FR), 09. 11. 2012 Théâtre ici et là, Mancieulles (FR)

Production : compagnie l’instant, coproduction : CCN Ballet de lorraine accueil studio, CCAM Scène nationale de Vandœuvre, soutiens : région lorraine, Ville de Nancy, Centre de création chorégraphique luxembourgeois, L’autre canal Nancy

Spectacle librement inspiré d’un recueil de textes de François Cheng de l’Académie Française, paru aux éditions Albin Michel en 2006, avec l’autorisation de l’auteur et de son éditeur.

LE COMPLEXE IMAGINAIRE

2009

Chorégraphie : Michaël d’Auzon

Danseurs : Lara Martelli, Davide Sportelli, design sonore : Lorenzo Brusci, Fabio Fonda

Durée : 30 min.

complexe

© photo : Anne Colson

Prenons un corps. Regardons sa structure complexe, comment l’apprentissage et la culture ont formé en lui de nombreux mécanismes et tendances répétitives. Chaque corps en mouvement possède cette grammaire gestuelle, muette, et signifiante. C’est une architecture imaginaire et invisible. Peut-on la matérialiser ? Peut-on isoler cet objet mental qui précède l’acte d’écrire, et regarder quelle est cette pensée préexistante à toute mobilité ? Ce complexe imaginaire…

Dates, lieux : 05. 05. 2009 Dot club, Berlin (DE), 26. 05. 2009 « Le transfrontalier » Danz festival Luxembourg (LU), 06. 06. 2009 « Le transfrontalier » dance festival, Theater Trier (DE)

Production : Compagnie l’instant, soutiens : Conseil Général de la Moselle, Conseil Régional de Lorraine, remerciements : Dot club Berlin

PLAY STOP CONCEPT

2007

Conception performance : Michaël d’Auzon

Danseurs : Michaël d’Auzon, David Bloom, Barbara Meneses, Maria Eugenia Rivas, Davide Sportelli, Anna Tenta, son : Johannes Sienknecht

Durée : 50 min.

DCF 1.0

© photo : David Verlet

PLAY STOP consiste à composer une chorégraphie en direct, à partir d’une technique d’improvisation dirigée. Au cours d’ateliers préparatoires, les différents paramètres qui composent le mouvement sont étudiés: amplitude, dynamique, vitesse, trajet, coordination ou indépendance des segments osseux… Des chiffres, de zéro à six, définissent l’intensité de ces paramètres, et permettent d’aborder le mouvement comme un échantillon qui peut être manipulé en public. Dans la pratique, les danseurs sont guidés en temps réel par des informations qui vont stimuler leur improvisation.

Ce processus conduit le regard de l’interprète à concentrer son attention sur le type d’énergie qui motive son mouvement, et sur le phrasé, ou « musicalité visuelle », que celui-ci engendre. Il est ainsi l’instrumentiste d’une danse qui peut être regardée comme un objet plastique en mouvement.

 

Date, lieu : 24. 02. 2007 LaborGras Studio, Berlin (DE)

Résidence et soutien logistique : « impro on stage », LaborGras Studio

MAINTENANT

2006

Chorégraphie, scénographie, lumière, costumes : Michaël d’Auzon

Danseurs : Bérangère Brulebois, Ilja Van den Bosch, Leslie Humbert, Daniela Indrizzi, Virginia Lopez Gallo, Martin Dvorak, Daniel Morales Peres, Alexander Novikov, Jack Waldas, musiques : ErikM, Robert Normandeau, Arvo Pärt,

Durée : 30 min.

maintenant

© photo : Landestheater Innsbruck

Le passage de l’inconnue dans la rue brûle mes doigts. Je cherche où m’asseoir et regarder. Réalité incandescente. Mon corps immobile contemple l’abîme de l’instant qui porte un seul nom : absence. En mouvement, il revendique ce qui fut et ce qui sera. Manifeste pour l’imaginaire. Dans le sommeil de vivre, entre passé et avenir, je tends un fil pour le funambule de l’instant. Il s’appuie contre le mur de ses traces effacées, et s’accroche aux branches enlacées de son devenir, se repousse et s’allonge dans un double mouvement qui s’empare de ce qui passe et grandit : le temps contenu dans la tête, le temps qui n’existe pas. L’inconnue n’existe pas. Où ? Maintenant, infiniment.

Date, lieu : 26. 03. 2006, Tirolerlandestheater Innsbruck (AT)

Production: Tirolerlandestheater Innsbruck (AT), commande du Ballet d’Innsbruck

STRUCTURE DE L’ATTENTE

2005

Chorégraphie, conception, interprétation : Michaël d’Auzon

Dispositif vidéo : David Verlet, lumière : Fabien Fischer, musiques : Louis Dufort, Christian Zanési, régie son : Tony Manzullino

Durée : 40 min.

structure

© photo : Stéphane Lempereur

Dans le cœur de l’attente infinie, l’incroyable présence au monde d’un reflet bouleverse la nature du regard. Un miroir est couché. C’est une flaque de lumière qui s’ouvre, telle une fenêtre pour la pensée. Sur l’autre face du visible, le corps immobile se met à danser. L’envie sans mémoire et sans objet danse la matière. L’autre corps s’éveille.

Dates, lieu : 15 & 16. 09. 2005, jardins du palais du gouverneur, Nancy (FR)

 Commande de la Ville de Nancy, production : Compagnie l’instant, soutiens : Drac de Lorraine (AP 2005), Conseil Régional de Lorraine, Ministère de la culture et de la communication DICREAM, Ville de Nancy, remerciements : le Totem, Maxéville

PAROLE D’ARBRE v.2

2004

Chorégraphie, scénographie : Michaël d’Auzon

Danseurs : Nathalie Simon, Erick Guillard, Délphine Hélix, Manuela Maugeri, Léonard Rainis, plasticien live : Robert Renard, lumière : Fabien Fischer, création sonore : Bruno Billaudeau, costumes : Cathy Roulle

Durée : 50 min.

parole2

© photo : Stéphane Lempereur

Le caractère virtuose de la simplicité

L’attention constante qu’elle réclame

Mouvement continu aléatoire

Généreux et comblé

Oublieux de soi-même

La poésie c’est avoir au bout de la langue

Une certaine conscience planétaire

La poésie est ce qui me mange

Date, lieu : 22. 04. 2004, CCAM Vandœuvre-les-nancy (FR), festival « Corps d’avril »

Production : compagnie l’instant, coproduction : CCN Ballet de lorraine (accueil-studio 2004), Centre culturel André Malraux Scène nationale de Vandœuvre-les-nancy, soutiens : Drac de Lorraine (AP 2004), Conseil Régional de Lorraine, Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, Ville de Nancy, remerciements : la Manufacture – CDN de Nancy

DISSECTION D’UN NUAGE

2003

Chorégraphie, scénographie : Michaël d’Auzon

Danseurs : Nathalie Simon, Erick Guillard, musique live : Bruno Billaudeau, lumière : Fabien Fischer, costumes : Cathy Roulle

Durée : 50 min.

dissection

© photo : Frédéric Mercenier

Tailler dans la matière le passage qui mène de la violence à la compassion, de la brutalité à la compréhension, de l’agressivité au calme et à la plénitude. Dissection d’un nuage est la quête d’une extrême conscience de soi. Dans cet endroit ou l’extraction de la pierre n’est plus qu’un souvenir endeuillé de sueur, un certain éloignement avec le monde est accessible. C’est dans ce vide lumineux où la nature reprend ses droits que commence un travail sur le brouillard qui enveloppe nos âmes et nous fait commettre tant d’actes étrangers à nous-mêmes. L’observer, le percer, le dissoudre, et lorsque dans l’épaisseur de l’air l’opacité cotonneuse s’efface, alors seulement subsistent le regard simple et le geste essentiel.

Dates, lieux : 07. 02. 2003 CCN Ballet de lorraine, Nancy (FR), avant-première, 30, 31.05 & 01. 06. 2003 Anciennes Carrières d’Euville (FR), 22. 06. 2005 CCN Nantes (FR), festival « Connivences de juin », 09. 11. 2012 Théâtre Ici et là, Mancieulles (FR)

Production : Compagnie l’instant, coproduction : ACB Scène nationale Bar le duc, coréalisation : Parc naturel régional de Lorraine, soutiens : Drac de Lorraine (AP 2003), Ville de Nancy, Conseil Général de la Meuse, création réalisée dans le cadre de la résidence de la compagnie dans les anciennes carrières de pierre d’Euville, avec le concours de la commune d’Euville et de l’office du tourisme de Commercy.

À LA RECHERCHE DE LA CARESSE

2001

Chorégraphie, scénographie, conception marionnette : Michaël d’Auzon

Danseurs : Nathalie Simon, Mélanie Marie, David Berring, Nicolas Maurel, univers sonore : Frédéric Bailly, musique : Régis Renouard-Larivière, lumière, construction : Nathalie Mann, Stéphane Jollard, graphes lumineux : Robert Renard, musicien : Bertrand Colin

Durée : 1h

caresse

© photo : Anne Darchis

Dans la recherche de la surface de soi qu’on veut perforer pour rejoindre, il y a toutes les joies et toutes les peines broyées en une explosion de lumière. Lorsque l’événement cesse de souffler et prend place dans la tête de part et d’autre des yeux commence le modelage des corps, le travail bancal de l’artiste, réanimer les cadavres de nos souvenirs. L’oubli de tout ce qui s’engouffre en nous par le passage de notre visage troué donne naissance à cet acte funéraire de momification du passé. Toute œuvre est un événement non pas embelli mais embaumé.

Dates, lieux: 06 & 07. 09. 2001 Théâtre Gérard Philipe, Frouard (FR), 09 & 10. 11. 2001 festival « attitudes », CCAM Vandœuvre-les-nancy (FR), 07. 12. 2001 Arsenal, Metz (FR), festival « Tendanses »

Production : compagnie l’instant, coproduction: CCN Ballet de lorraine (accueil studio 2001), CCN Ballet Biarritz (accueil studio 2001), Tgp Frouard, soutiens : Drac Lorraine (AP 2001), Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, Conseil Régional de Lorraine, Adami.

PAROLE D’ARBRE

1999

Chorégraphie : Michaël d’Auzon

Danseurs : Kaisu Hölttä, Pia Keskinen, Eevamari Kitti, Susanna Leinonen, Anne Raudaskoski, Nadja Sarell, Inka Tiitinen, scénographie : Simon Leroux, musiques : Daniel Teruggi, Bruno d’Auzon, son : Jaakko Nousianen, lumière : Kalle Aaltonen, costumes : Annette Tamminen, assistante chorégraphie : Nathalie Simon

Durée : 1h 15 min.

parole

© photo : Sakari Viika

J’ai vu l’arbre ventre ouvert, l’arbre sans peau, le dedans de l’arbre, la lumière du dedans. J’ai vu son âme de papier, si légère… Avant de s’envoler, elle m’a laissé dans ses branches sept oiseaux blancs rieurs qui perdent leur chant derrière eux pour l’offrir à tout le monde, pour l’offrir à personne. À vous toutes qui donnez la vie, à vous toutes qui offrez par votre ventre et votre sang la vie à la vie, l’arbre m’a parlé de vous. De vous…

Dates, lieu : 15 – 17. 10. 1999 Alexander Theater, Helsinki (FI)

Création réalisée en résidence dans le cadre des Pépinières Européennes pour Jeunes Artistes, production : Alexander Theater Helsinki, Theater Academy Helsinki, Conseil des arts de Finlande.

MANGER LA LUMIÈRE

1999

Chorégraphie : Michaël d’Auzon

Danseurs : Jennifer Blasek, Marine Castel, Daria Dadun, Morgan De Quelen, Caroline Lhuillier, Aurore Longère, Juliette Mignot, Christophe Béranger, Andreï Fedotov, Erick Guillard, décor : Robert Renard, univers sonore : Frédéric Bailly, lumière : Stéphane Jollard, assistante chorégraphie : Nathalie Simon

Durée : 40 min.

manger

© photo : Ifan Pierce

Il n’est pas nécessaire de posséder les choses pour les aimer. Lorsqu’on croit les posséder, on les perd. Notre vie n’est pas notre vie. Elle imprime son passage dessous l’avancée de nos pas. Elle ne nous appartient pas car c’est nous qui lui appartenons. Elle est trop brûlante. Elle se consume. L’œil regarde la trace sur le mur. La beauté ne se possède pas. Elle se consomme, se dévore. L’appétit du cœur provoque les muscles des bras, les muscles des mains, les muscles des doigts. L’œil traverse. Être cette trace sur le mur. Manger la lumière.

Dates, lieu : 10, 12, 13 & 16. 01. 1999, Opéra National de Lorraine, Nancy (FR)

Commande du Ballet National de Nancy et de Lorraine

PARCOURS

FORMATION

 

2012    Réalisation de court métrage, CEFPF, Paris

2010    Diplôme d’Etat danse contemporaine, CND, Pantin

1993    Ecole Nationale de Musique et Danse, La Rochelle

 

BOURSES ET RESIDENCES

 

2012    Artiste en résidence, Corderie Royale, Rochefort (Art visuel / chorégraphie)

2008    Bourse de résidence à Berlin du Conseil Général de Moselle (Art visuel)

1999    Lauréat de Pépinières Européennes pour jeunes artistes, Helsinki (Chorégraphie)

 

EXPOSITIONS PERSONNELLES

 

2012    Corderie Royale, Rochefort

2010    Eden – Dock 11, Berlin

2008    L’autre Canal, Nancy

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

2014    Mac2000, Paris

2011    La mama galleria, New York City

2011    Neue Berliner Raüme, Berlin

2011    Ecole des Beaux-Arts, Besançon

2010    Sophiensaele, Berlin

2009    Biennale d’Art Contemporain, Metz

2009    Carré Rotonde, Luxembourg

2008    Nuit blanche, Metz

 

PRINCIPALES CRÉATIONS CHORÉGRAPHIQUES

 

2011    « Cinq méditations sur la beauté », trio, d’après l’œuvre de François Cheng,

sélectionné à [Re]connaissance 2011, Annemasse, concours des Centres Chorégraphiques Nationaux

2009    « Le complexe imaginaire », duo, Dot Club Berlin, Danz Festival Luxembourg / Trier

2006    « Maintenant », chorégraphie pour les danseurs du Ballet du Landestheater d’Innsbruck

2007    « Play stop concept » performance pour 5 danseurs, studio LaborGras, Berlin

2005    « Structure de l’attente », solo, commande de la Ville de Nancy

2004    « Parole d’arbre II », pour 5 danseurs et un plasticien, CCAM Vandœuvre-lès-Nancy

2003    « Dissection d’un nuage », duo, Anciennes Carrières d’Euville, festival Connivences Nantes

2001    « À la recherche de la caresse », quatuor. Diffusion en région Lorraine.

1999    « Parole d’arbre », pour 7 danseurs, Alexander Theater, Helsinki

1999    « Manger la lumière », pour 10 danseurs, Opéra National de Nancy

 

INTERPRÈTE

 

2005                Danseur dans « Human Writes », The Forsythe Company (dir. William Forsythe), Zürich

1994-1998       Danseur au Ballet de l’Opéra du Rhin, Mulhouse, au Ballet National de Nancy au Jeune Ballet de France, Paris

PUBLICATION

CATALOGUE DE L’EXPOSITION « BLITZ ’09 », BIENNALE BERLIN-METZ,

commissariat Christian Debize et Hélène Doub, extrait :

  • Quel rapport entretiennent vos chorégraphies virtuelles respectivement avec le langage de la danse et celui des arts visuels ?

 La cristallisation de mouvements de danse sous forme d’image vidéo est la dernière étape d’un processus qui débute uniquement avec le corps: tournées en studio, les chorégraphies qui me serviront de matière première par la suite sont avant tout des purs moments de danse. Travaillant seul ou avec un groupe, j’ai besoin de la présence de l’œil fixe de la caméra : la danse ne peut exister sans témoin. J’ai à ce moment là le sentiment d’inscrire une écriture énergétique sur un support à mémoire, ce qui est pour moi propre à l’acte de chorégraphier. Dans un deuxième temps, parfois éloigné, vient la manipulation de l’image. J’aborde ce moment avec excitation, comme un peintre qui aurait soudain la possibilité de faire une peinture en mouvement. Au final, je me retrouve devant un objet ambigu. Chorégraphique d’une part, et plastique de l’autre, il nous parle de la présence et de l’absence simultanées du corps, faisant peut-être écho à la quête d’ubiquité propre à notre époque.

  • Quel rôle joue la musique dans vos créations ?

 Je pense que la danse n’a pas besoin de la musique car elle possède sa propre musique intérieure. Cependant, le corps a besoin d’espace, et je m’intéresse au son lorsqu’il est créateur d’espace. Je travaille depuis quelques années avec le design sonore et j’aime sa manière très structurante de dessiner les contours d’un univers, et de rehausser les couleurs d’un lieu, ou d’un corps en mouvement.

  • Lors de votre résidence à Berlin, quelles pistes avez-vous explorées ?

 Je suis arrivé à Berlin avec un projet clair consistant à un inventer un mode de présentation virtuelle de ma danse. J’ai commencé par réunir des danseurs et donner des ateliers, car mes problématiques artistiques étaient très liées à la composition chorégraphique et aux modalités d’improvisation. Ce premier travail a généré des rencontres, et nous avons eu de nombreux débats sur la fonction de la danse en général et sur la perception du mouvement en particulier. J’ai senti que le corps ne me suffisait pas et je me suis alors formé aux techniques de l’image, notamment aux effets et aux techniques de compositing. Puis, en montrant mes premières images, j’ai compris alors que ma chorégraphie pouvait devenir un objet pictural, et que ces images représentaient à la fois une sorte de compression du temps et de l’espace.

  • Dans quelles directions s’orientent vos travaux actuellement et quels sont vos projets ?

 Je travaille actuellement avec deux danseurs berlinois sur la notion d’architecture invisible : nous cherchons à rendre perceptible la matrice mentale du corps qui danse, ou encore sa structure comportementale. Cela nous amène à nous intéresser au cerveau, et à voir que toute danse est avant tout de la pensée. Pour travailler sur ce thème nous utilisons la voix et le traitement sonore en temps réel. De façon générale, je m’intéresse à toutes les techniques qui mènent vers la chorégraphie étendue. Dans ce projet, je poursuis mes recherches sur la restitution des traces, auditives celles-ci, laissées par le passage du corps.

COMMENTAIRE

COMMENTAIRE À PROPOS DE L’INSTALLATION « MORPHISMES », par Anne Colson

« Danser c’est peindre quelque chose dans le temps et l’espace »   Michaël d’Auzon

La danse et la peinture, la peinture et la danse… Qu’ont-elles en commun ? Peut-être, ont-elles dans leur essence même, cela en commun : la puissance du mutisme du geste.

Le langage avant le verbe, la communication primale.

L’artiste nous dit encore : « Le corps ne ment pas, il ne peut mentir ». C’est la nudité toute crue de ce corps livré, de ce geste donné. Le retour à ce fondamental qu’est l’archaïsme de l’énergie primitive du corps. William Blake à la fin du XVIII ème siècle écrivait : « L’énergie est la seule vie et elle vient du corps. L’énergie est la joie éternelle ».

Il s’agit bien de cela, de l’énergie du corps, de son geste, de sa transcendance. Le geste artistique, celui de l’énergie de vie, la vibration de l’énergie de vie. Sa présence, son trait, et même sa couleur.

« Morphismes », ce sont les métamorphoses de la « Métadanse », comme le nomme l’artiste. C’est cette idée d’être au croisement entre ces archaïsmes et ce futurisme des technologies actuelles, leur dialogue possible. On arrive à la terminologie de « chorégraphie virtuelle » que l’artiste envisage comme l’avenir incontournable de la chorégraphie. Également il y a cette nécessité pour lui de ce  « Tout » qui bouge incessamment, qui est dynamique, mobile.

La Métadanse, les oscillations de ce par quoi s’exprime l’être intérieur. Parvenir à entrevoir cette vision d’ensemble de la formation mouvante qui compose l’être, et ce qu’il va révéler devenir : le « Deviens ce que tu es », citation célèbre du philosophe grec  Pindare.

Cela fait appel à la volonté de puissance nietzschéenne ou comment la vie appelle à  son expansion propre dans son existence. Une expression de la présence, de l’identité.

C’est cette idée de la transformation, de ce « tendre vers… », le flux de la volonté de puissance…

« Morphismes » fait appel au flux dans sa définition thermodynamique, mais aussi dans ce contexte des nouvelles technologies, au flux tendu du monde.

L’ère du numérique, du virtuel, c’est l’ère de l’illimitation du champ des possibles. Et notamment celui que recherche l’homme depuis longtemps : le possible de l’ubiquité. Cette faculté de se trouver en plusieurs endroits à la fois, la connexion suprême au monde.

Dans l’idée du flux, il y a à la fois l’idée de permanence et d’impermanence, de quoi réconforter l’être humain sur la perception de sa solitude mais aussi de sa finitude…

Dans le flux, il y a cette rivière dans laquelle on se baigne et pourtant « on ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière »…

Dans le flux, il y a cette liquidité dans laquelle on baigne, sans doute à la recherche de nos origines amniotiques perdues…

On ne peut s’empêcher de penser vers quoi l’homme tend-t-il vraiment, vers quoi va-t-il ? Et d’avoir réminiscence de cette implacable image dans « 2001 L’Odyssée de L’Espace » de Kubrick, celle de ce fœtus flottant dans l’espace, contemplant la terre tel le nouveau Dieu. Le futur de l’homme et le fantastique destin de son intelligence…

PRESSE

L’EST REPUBLICAIN – 15.01.2012 Cinq méditations sur la beauté

 » (…) une chorégraphie de Michaël d’Auzon, qui en est d’ailleurs l’un des trois interprètes avec Aurore Gruel et Élodie Sicard, et qui s’appuie sur le très beau texte de l’académicien François Cheng. Il y a toujours un risque de trop intellectualiser le rendu d’un texte par le mouvement. Michaël d’Auzon a su s’en prémunir. Les danseurs livrent, en cinq courts tableaux, sur des images d’Anne Colson, des solos, duos, trios, plastiquement très réussis, où l’émotion est toujours présente.  » – Didier  Hemardinquer

L’EST REPUBLICAIN – 01.06.2003 Le nuage des pierres d’Euville

“ (…) Une démonstration très minimaliste et symboliste mais efficace. Il semble que ce soit la pierre qui accouche de la créature maladroite dans des odeurs d’herbe fraîche. On pense à la naissance vue par Kazuo Ohno premier maître japonais des lenteurs, face à une madone implorante. (…) L’apprentissage de l’Autre, avec les affrontements, les jeux, les partages se passe dans une lumière neuve, celle de la révélation initiatique. ”  Paul Lebœuf

L’EXPRESS magazine – n° 2617 – 30.08.2001 A la recherche de la caresse

“ Pour cette création, le chorégraphe Michaël d’Auzon s’efface devant le plasticien Tout est construit autour des graphes lumineux de Robert Renard. Dans un premier temps, I’artiste matérialise le mouvement des danseurs par des traces d’encre de Chine sur de la soie. Puis il utilise des pellicules photo et applique une technique de grattage, créant ainsi des rais de lumière. Sur la scène, ces œuvres sont projetées sur de grands panneaux qui forment un cube. A l’intérieur les danseurs esquissent des mouvements synchronisés avec ces rais de lumière, dans un univers sonore électroacoustique. Michaël d’Auzon fabrique ainsi un aquarium humain ou s’animent les danseurs de la Compagnie I’Instant. Une pièce audacieuse et superbe. ” – C.D.

LES SAISONS DE LA DANSE – 03.1999 Réponse à nu

“ (…) Manger La Lumière, composé par les bandes-son de Frédéric Bailly, le pinceau de Robert Renard, quelques mots empruntés a Christian Bobin et la chorégraphie de Michaël d’Auzon. Cette chorégraphie témoigne d’un appétit de vivre fulgurant. Manger la vie, dévorer la beauté, avaler la lumière. C’est une danse folle qui suit chaque mouvement lumineux et sonore. Tant et si bien que les corps sont mis a rude épreuve : ils suivent chaque éboulement, chaque rupture, d’accélérations en immobilités. Dérèglements, dysfonctionnements, toutes les dimensions deviennent floues. Les bruits deviennent matière. On passe d’un univers de fête foraine aux lampions colorés, de cris d’enfants et d’orgue de barbarie, a des corps convulsés, secoués de mouvements autistiques. Batailles contre des menaces invisibles. C’est un spectacle cinématographique et pictural où dominent les émotions, les pulsions. “ La vie. la beauté ne se possèdent pas, elles sont trop brûlantes pour cela ”. Dans la lumière oblique, un homme et une femme, nus, enlacés, dansent tout contre la toile disposée en fond de scène. lIs semblent expérimenter cette idée et a leur tour se consumer. ” – Marie-Gaëlle Breton

L’EST REPUBLICAIN – 11.01.1999 Les murs ont la parole

« La création de Michaël d’Auzon met le Ballet National de Nancy et de Lorraine au pied du mur. Pour le faire rebondir. Création mondiale du jeune chorégraphe Michaël d’Auzon, ancien danseur de la compagnie nancéienne,  » Manger la lumière  » (…). Magnifiquement mis en lumière, dans un beau décor de Robert Renard, ce ballet est d’une grande force, tant dans le propos que dans sa mise en espace. Notre vie ne nous appartient pas, mais elle laisse des traces, comme les coulures sur un vieux mur. » – Didier  Hemardinquer

CONTACT

Michaël d’Auzon

+33 (0)6 58 98 76 51

michaeldauzon@gmail.com